Mardi 23 novembre 2010

     Je vous la refais pas, mais il a encore fallu se lever. Même pas super tôt. Juste se lever. Et c'est là que ça s’est gâté. Tandis que MP avait très bien géré la partie salle de bain, me voilà qui part en dérapage non contrôlé dans la baignoire, qui essaie de me rattraper au vide et après un vol plané, atterrit les quatre fers en l’air dans la baignoire, non sans avoir heurté l’accoudoir au passage. Résultat, un grand « boum », MP qui demande si je suis encore en vie, et quelques jolis bleus en perspective. Heureusement, j’ai quand même les os solides.

XD1_ 1335Aujourd'hui, c'est journée en liberté. Aussi, vers 9 heures 30, nous quittons enfin ce petit havre de paix qu’est notre hôtel pour descendre en direction du port, à la recherche du panneau « Fin del Mundo », puis nous cherchons la poste, sensée ouvrir à 10 heures, pour acheter des timbres. Découragées par la file d’attente, nous préférons jeter l’éponge pour le moment et requalifions notre activité du matin en partie de lèche-vitrine.

XD1_ 1214Un petit stop au change pour nous débarrasser de nos pesos chiliens contre du bon argent argentin, et voilà soudain Nico au détour d’une rue qui décide de nous accompagner dans notre shopping. Bon, il faut bien le reconnaître, les souvenirs d’Ushuaïa sont kitchissimes et la ville fait un peu penser au Pas de la Case. Où sont mes belles pièces d’artisanat ??? Allez, à défaut de visiter la prison et les autres bâtiments historiques, on aura quand même rencontré des pingouins.

A 12 heures 45, nous sommes de retour à l’hôtel après avoir gravi une dernière fois la fabuleuse côte digne des rues de San Francisco et quittons le bout du monde pour l’aéroport, en taxi. C’est l’heure de notre petit cours français – espagnol avec le chauffeur. C’est fou ce qu’ils profitent de la situation pour apprendre « Bonjour, comment ça va ? ».

XD1_ 1345A l’enregistrement, encore une fois, c’est le bazar. Non seulement nous sommes tous enregistrés en ordre dispersé, mais en plus, il va nous falloir changer de siège à l’escale d’El Calafate. Pourquoi faire simple ? Comme je devais récupérer le siège de Nico à l’escale, nous échangeons dès maintenant nos places de 2ème partie de vol. Comme ça, lui ne bougera pas, et moi j’aurai moins de trajet à faire puisque je n’avancerai que de deux rangées, et j’aurai un hublot. A côté de moi, vient s’asseoir une vieille dame allemande qui vit à San Francisco. Nous discutons agréablement une bonne partie du voyage. Ca me change des malotrus auxquels j’étais accoutumée sur les vols intérieurs. En plus, elle me félicite pour mon anglais. Moi qui ai tant de mal avec les langues étrangères, voilà de quoi me faire rougir.

L’avion se pose à Buenos Aires à 18h30. Sur le trajet, tous les arbres sont en fleurs, d’un violet magnifique. C’est un printemps doux et agréable que nous découvrons, loin du rude climat de la Patagonie. On a soudain l’impression d’être partis depuis une éternité. Dire que dans trois jours, nous serons de retour dans la froidure de l’hiver français qui commence…

XD2_ 003Même hôtel qu’à l’arrivée, quasi même chambre, juste un étage en dessous. Toujours aussi bruyant, mais je crois qu’on finirait par s’habituer. Et puis il ne nous reste qu’une soirée pour profiter de la capitale argentine. Quand MP et moi descendons, la majorité du groupe est déjà partie. Ne restent que Isa, Sylvie et Nico. Qu’à cela ne tienne, nous allons nous trouver un bon restau pour le repas des adieux. Ce sera finalement le « Ce Bleu », où nous commandons vin et lomo. Le mien va d’ailleurs vite repartir en cuisine, puisque je l’avais demandé saignant, et que là, il est plus que bien cuit ! C’est pas parce qu’on est des touristes qu’il faut se laisser faire. En plus, lorsque l’assiette revient, le morceau est bien plus beau, loin du fond de tiroir qu’ils avaient dû me servir au départ. La cuisson est impeccable, le morceau tendre à souhait. Voilà qui laissera un bon souvenir. Nous decidons de finir par quelques cocktails, mais comme l’alcool commence à faire un peu son effet, j’opte en dernier choix pour une pêche melba.

Alors la pêche melba argentine, c’est :

XD2_ 005- des fruits
- des pêches au sirop
- de la glace chocolat
- de la glace fraise
- 2 autres parfums non identifiés
- des noix
- des gaufrettes
- du coulis de chocolat

Bref, tout sauf une pêche melba ! Toute une éducation à refaire. Serait-ce dû au fait que le serveur, d’un âge semble-t-il bien avancé, paraît avoir du mal à retenir la commande ? Dans le doute…

Nous rentrons à l’hôtel sur les coups de 2 heures. Le temps de rédiger les journées manquantes du journal de bord, et de refaire mon lit plein de plis (y’avait longtemps que ça ne m’avait pas pris, ça. Ca doit être l’effet pêche melba), il est 3 heures facile.

… Et en plus, le matelas est défoncé…