Mercredi 24 novembre 2010

     Et la dernière nuit à Buenos Aires se conclut par … des toilettes bouchées ! Ca aurait été trop beau ! J’enfile un jean et descends à la réception pour signaler le problème. Bon là, au saut du lit, je confonds un peu l’anglais et l’espagnol. Et puis allez expliquer « toilettes bouchées » dans une langue étrangère, vous. On l’apprend pas à l’école, ça. Non mais vous imaginez à l’épreuve d’oral du bac : « commentez le texte de Gabriel Garcia Llorca dans lequel il demande qu’on vienne déboucher ses WC ». C’est tout de suite beaucoup moins poétique. Enfin, j’arriverai quand même à me faire comprendre, et l’homme d’entretien vient frapper à la porte très vite. Ca ne nous fera que 5 minutes de retard sur le timing prévu.

Après le petit déjeuner, MP et moi partons faire nos derniers achats calle Florida - oui, maintenant on est presque des locales. De retour à l’hôtel une heure et demi plus tard, nous sommes pile à l’heure pour le départ vers l’aéroport. Non, je n’ai finalement pas acheté de nouveau sac, bien que celui en cuir et toile tissée du magasin de polo ait été très tentant (son prix beaucoup moins). Oui, j’ai finalement craqué pour mes derniers empanadas à la boulangerie d’à côté. Ce sera mon dernier repas argentin.

L’enregistrement sur Ibéria, le tour des boutiques, les dernières tentatives avortées de changer ce qui me reste de monnaie, et il est déjà temps de dire au-revoir à notre Nico national. Hasta la vista !

Bon, il fallait bien que ça arrive, encore des boulets dans l’avion : entre le passager devant moi qui commence à incliner son siège alors qu’on n’a même pas décollé, au mépris des consignes du personnel – en plus, il n’arrête pas de gratter un truc qui ressemble à de l’eczéma sur sa tête. Beurk !- et l’équipe de roller artistique qui caquète, caquète, caquète… le vol va être long. Bientôt, les deux rangées à côté de nous deviennent leur point de ralliement. Elles parlent toutes en même temps, ne semblant même pas s’écouter les unes les autres. Dans ces cas-là, on adore les turbulences, quand le personnel de bord demande à tout le monde de regagner son siège et de s’attacher. Malheureusement, ça ne dure pas longtemps. J’ai bien essayé de voir s’il y avait des sièges libres à l’arrière de l’avion, mais non. Alors au bout d’un moment, j’ai fini par aller leur taper sur l’épaule avec un sévère : « Please, could you shut up ? We would like to sleep ! » à défaut d’un plus virulent « Calla-te !!!  ». Allez, ça nous a bien fait une demi-heure de calme.

Note pour plus tard : toujours garder les bouchons d’oreille à portée de main pendant les vols.

Voilà Madrid. Il est temps de dire au revoir, en coup de vent, à Lilianne, Gérard, Christiane et Christian, puis Paul et Marylise de loin en passant les formalités de police. Au revoir aussi, nos amis suisses. Nous continuons notre route encore deux heures avec Hélène et Raymond.

Je crois que je me suis endormie dès le décollage et réveillée – durement – lorsque nous avons touché le sol d’Orly. Oh oh ! On dirait que l’hiver s’est installé sur la vieille Europe…

EL FIN